AMÉLIORATION DE LA COUVERTURE VACCINALE

Amélioration de la couverture vaccinale : une mission essentielle pour la santé publique

Vous ne savez plus où vous en êtes de vos vaccins. C’est le cas de beaucoup de monde. Le carnet est perdu, ou rangé quelque part, et la dernière fois qu’on vous a parlé de rappel, c’était il y a longtemps.

Ces fiches sont faites pour ça. Vous cherchez celle qui vous correspond : vous avez entre 11 et 24 ans, vous êtes enceinte ou vous préparez une grossesse, vous avez une maladie chronique, vous avez passé 65 ans, vous prenez un traitement immunosuppresseur. Une page recto verso, et vous savez quels vaccins sont recommandés pour vous, à quel âge, combien de doses, à quelle fréquence.

Le langage est simple, exprès. Pas de termes médicaux compliqués, pas de tournures qu’il faut relire trois fois. Vous pouvez la lire seul, la montrer à un proche, l’imprimer et la garder avec votre carnet.

Ce qui change vraiment votre quotidien, c’est la suite. Vous n’êtes pas obligé de prendre rendez-vous chez le médecin uniquement pour un vaccin. Votre pharmacien peut vous le prescrire et vous le faire. Votre infirmier ou votre IPA aussi. Votre sage-femme aussi. Vous choisissez ce qui vous arrange, quand ça vous arrange.

Vous pouvez aussi faire plusieurs vaccins le même jour. Ce n’est pas dangereux, et ça vous évite de revenir trois fois. Les fiches le rappellent parce que c’est une question qui revient souvent.

Sur les effets secondaires, rien n’est caché. Une rougeur ou un gonflement au point de piqûre, un peu de fatigue, parfois un peu de fièvre. Ça dure un à trois jours. Vous savez à quoi vous attendre avant, pas après.

Et puis il y a ce qu’on ne voit pas tout de suite. Quand vous vous faites vacciner, vous protégez aussi ceux qui ne peuvent pas l’être. Un nourrisson trop jeune, une personne sous traitement qui ne peut pas recevoir certains vaccins, un voisin fragile. C’est ce qu’on appelle le cocooning. Se vacciner contre la coqueluche avant la naissance d’un bébé dans la famille, c’est un geste pour lui.

Un dernier point pratique. Gardez votre carnet de vaccination et apportez-le à chaque rendez-vous. C’est la seule façon de savoir où vous en êtes sans repartir de zéro.

Vous êtes enceinte ou vous souhaitez avoir un bébé ?

La vaccination est un geste essentiel pour protéger à la fois la mère et le bébé.

Notre fiche pratique, vous explique tout : quels vaccins, à quel moment, et pourquoi c’est important.

Fiche vaccination « Je suis enceinte ou je prépare une grossesse »
Fiche vaccination « Je suis enceinte ou je prépare une grossesse »

Vous avez entre 11 et 24 ans.
La vaccination à cet âge est essentielle pour se protéger contre des maladies.

Notre fiche pratique, claire et accessible, récapitule les vaccins obligatoires et recommandés selon l’âge, pour les filles comme pour les garçons.

Fiche vaccination :  » Je suis un adolescent (e) entre 11-24 ans « 
Fiche vaccination :  » Je suis un adolescent (e) entre 11-24 ans « 

Vous avez 65 ans ou plus ? Faites le point sur vos vaccins.

Zona, pneumocoque, grippe, Covid, VRS… à partir de 65 ans, plusieurs vaccins sont recommandés pour vous protéger, surtout si vous vivez avec une maladie chronique ou en établissement.

Quels vaccins faire ? À quelle fréquence ? Quels sont les risques si vous n’êtes pas vacciné ?

Fiche vaccination :  » J’ai eu 65 ans … « 
Fiche vaccination :  » J’ai eu 65 ans … « 

Vous vivez avec une maladie chronique ? La vaccination est encore plus importante pour vous.

Quels vaccins sont recommandés ? Sont-ils remboursés ? Comment en parler avec votre médecin ?

Retrouvez toutes les réponses, dans notre fiche dédiée.

Fiche vaccination :  » J’ai une maladie chronique… »
Fiche vaccination :  » J’ai une maladie chronique… »

Longtemps, se faire vacciner voulait dire aller chez le médecin. Ce n’est plus le cas depuis 2023. Quatre professionnels peuvent aujourd’hui vous prescrire un vaccin et vous le faire, dans la même visite.

Votre pharmacien d’abord. À partir de 11 ans, il peut prescrire et administrer l’ensemble des vaccins inscrits au calendrier vaccinal en vigueur, dès lors qu’ils sont recommandés pour vous. Pas seulement la grippe. Le DTP, le zona, le pneumocoque, le papillomavirus, le méningocoque, le Covid. Vous entrez, vous ressortez vacciné, sans rendez-vous préalable dans la plupart des officines.

Votre infirmier ou votre infirmière peut faire exactement la même chose, avec les mêmes règles d’âge. C’est utile pour les personnes suivies à domicile : le vaccin peut être fait pendant un passage habituel, sans déplacement supplémentaire.

Votre sage-femme aussi, et son champ est encore plus large. Elle n’est pas limitée aux 11 ans et plus. Elle peut prescrire et administrer les vaccins du calendrier à toutes les personnes pour lesquelles ils sont recommandés. Pour une grossesse, un projet de bébé ou l’entourage d’un nouveau-né, c’est souvent l’interlocutrice la plus directe.

Votre médecin, enfin, peut tout faire, à tout âge, sans exception.

Deux limites à connaître. Les vaccins dits vivants atténués, comme le ROR ou la varicelle, ne peuvent pas être prescrits ni administrés par un pharmacien, un infirmier ou une sage-femme à une personne immunodéprimée. Dans ce cas, c’est le médecin qui décide. Et pour un enfant de moins de 11 ans, la vaccination passe par le médecin ou la sage-femme.

Un mot sur la sécurité, puisque la question revient. Les pharmaciens, infirmiers et sages-femmes qui vaccinent ont suivi une formation dédiée à la prescription et à l’administration des vaccins, et ils sont déclarés auprès de l’agence régionale de santé. Ce n’est pas une compétence qu’on s’attribue soi-même.

Le vrai changement est là : vous n’avez plus à caler un rendez-vous médical pour une seule injection. Vous choisissez le professionnel que vous voyez le plus souvent, ou celui qui est le plus près.

C’est écrit sur nos fiches, en une ligne, et ça mérite plus d’explications parce que la question inquiète.

Oui, vous pouvez recevoir plusieurs vaccins au cours de la même visite. Ce n’est pas un arrangement de circonstance, c’est prévu et pratiqué couramment. La grippe et le Covid le même jour, par exemple. Ou un rappel DTP en même temps qu’un pneumocoque.

L’idée que le corps serait débordé par deux injections ne tient pas. Votre système immunitaire rencontre des microbes en permanence, en bien plus grand nombre. Deux vaccins ne le saturent pas.

Concrètement, le professionnel utilise deux points d’injection différents, souvent un bras et l’autre. Vous pouvez avoir une petite rougeur à chaque endroit. Pour le reste, fatigue ou fièvre légère, ce n’est pas doublé pour autant.

Il existe quelques exceptions, et elles sont connues des professionnels. Certains vaccins demandent un délai entre eux. Vous verrez par exemple sur notre fiche grossesse que le vaccin contre le VRS se fait au moins 14 jours après le DTP-coqueluche. Vous n’avez pas à retenir ces règles. Celui qui vous vaccine les applique.

Ce que vous gagnez est simple. Un déplacement au lieu de trois. Une seule fois à y penser. Et beaucoup moins de risque d’oublier le deuxième rendez-vous, ce qui est la façon la plus banale de ne jamais être à jour..

Vous avez perdu votre carnet de vaccination

Ça arrive à énormément de gens. Un déménagement, une succession, un carnet rangé dans un carton qu’on ne retrouve jamais. Et à partir de là, plus personne ne sait où vous en êtes, vous compris. C’est le premier vrai frein au rattrapage vaccinal, bien avant la méfiance ou le manque de temps.

Bonne nouvelle : ce n’est pas bloquant. Il existe plusieurs pistes, à essayer dans l’ordre.

Commencez par Mon espace santé. Depuis 2022, chaque assuré en dispose automatiquement, et il contient une rubrique carnet de vaccination. Les professionnels de santé peuvent y enregistrer les vaccins qu’ils vous font, directement depuis leur logiciel. Vous pouvez aussi y saisir vous-même ce que vous savez. C’est bien rempli pour les enfants nés depuis 2022, plus inégal pour les adultes, mais ça coûte cinq minutes à vérifier.

Regardez ensuite du côté de MesVaccins.net. C’est un carnet de vaccination numérique qui existe depuis 2010, bien avant le carnet national, et qui ne rend pas tout à fait le même service. Vous y notez les vaccins que vous avez reçus, votre âge, votre état de santé, votre métier, vos projets de voyage. En retour, le site vous dit où vous en êtes et ce qu’il vous reste à faire, en appliquant les recommandations en vigueur. C’est ce qu’on appelle l’audit vaccinal, et c’est ce qui le distingue vraiment. Un carnet vous montre votre passé, celui-ci vous indique la suite.

Trois précisions utiles. C’est gratuit pour le grand public, le financement venant des abonnements des professionnels de santé, sans argent de l’industrie pharmaceutique. Vous pouvez ouvrir un carnet pour chaque membre de la famille et le partager avec le professionnel de votre choix, qui pourra valider ce que vous avez saisi. En revanche, ce n’est pas un remplaçant de Mon espace santé : le transfert automatique de l’un vers l’autre est annoncé mais pas encore en service. Si vous tenez à avoir les deux, il faudra saisir deux fois. Le site est là : www.mesvaccins.net

Le reste des pistes est plus classique. Votre médecin traitant a très probablement noté vos vaccinations dans votre dossier. Un ancien médecin aussi, si vous avez changé. Votre pharmacie habituelle peut avoir gardé trace des vaccins délivrés. Pour la petite enfance, la PMI conserve ses archives longtemps. Pour l’adolescence, la médecine scolaire ou universitaire. Si vous avez été salarié, la médecine du travail a pu enregistrer certains rappels.

Une piste qui ne sert à rien, autant vous l’éviter : vos relevés de remboursement de l’Assurance Maladie. Ils ne précisent pas de quel vaccin il s’agissait, et ils ne remontent que sur deux ans environ.

Si rien ne remonte, on ne reste pas bloqué. Vous prenez rendez-vous pour un point vaccinal avec un médecin, un pharmacien, un infirmier ou une sage-femme. Le professionnel regarde votre âge, votre état de santé, ce dont vous vous souvenez, et il reconstruit un calendrier de rattrapage. Beaucoup s’appuient d’ailleurs sur MesVaccins.net pour ce calcul. Pour la plupart des vaccins, recevoir une dose de plus n’est pas dangereux. Dans certaines situations, une prise de sang peut aider à savoir si vous êtes déjà protégé. C’est le professionnel qui juge si c’est utile.

Un dernier conseil, celui qu’on aurait aimé recevoir avant. Dès que vous avez un carnet entre les mains, photographiez les pages de vaccination avec votre téléphone. Ça vous évitera de tout refaire une deuxième fois.

Pour les enfants, un nouveau carnet de santé peut être délivré. Selon les départements, la demande se fait en mairie ou auprès de la PMI. Renseignez-vous auprès de votre mairie.